
Une diversité qui n'a pas conscience d'elle-même
Cette minorité linguistique se répartit entre sept cantons aux traditions et identités différentes. La Suisse romande n’est-elle qu’une invention médiatique? Voire le résultat de l’existence d’importants médias au niveau romand? La consommation de Cenovis ou de bricelets, l’humour de Marie-Thérèse Porchet ou des deux Vincent, l’utilisation de locutions comme «appondre», «votation» ou «année académique» suffisent-ils à créer une identité commune?
Un «Röstigraben» pas si évident
«Depuis 1848, soit 663 scrutins, il n'est arrivé que cinq fois qu'une Romandie unifiée (cinq cantons jusqu'en 1978, six depuis avec le Jura) soit opposée à une Suisse alémanique unifiée (19 cantons, dont Berne et lesGrisons)», rappelait Le Temps en 2022, citant Direkte Demokratiein der Schweiz, le livre de Hans-Peter Schaub et Marc Bühlmann(éd) publié par Seismo la même année. À la suite d’une votation sur l'AVS, le quotidien s'interrogeait sur la réalité de la traditionnelle division entre régions linguistiques lors de scrutins (www.re.fo/fracture). Si les urnes ne sont pas aussi unanimes qu'on le pense, l'électorat romand attend davantage de l'État, alors qu’en Suisse alémanique la responsabilité individuelle est reine.







