
Quel ciment fait lien en Suisse romande?
Plusieurs Églises cantonales, Cath-Info et Réf-Médias, les partenaires ecclésiaux de RTSreligion, la Fédération suisse des sourds, les milieux de la culture et le monde du sport… Ils sont nombreux à appeler à voter «non» le 8 mars prochain à l’initiative «200 francs ça suffit!» qui vise à faire baisser le coût de la redevance audio visuelle et à en exonérer les entreprises. L’un des arguments cités par les opposants à cette diminution est qu’en privant la Société suisse de radiodiffusion et télévision(SSR) d’une large part de son financement, celle-ci serait notamment obligée de réduire le nombre de ses prestations en faveur des minorités linguistiques et culturelles et pourrait moins rendre compte de la diversité helvétique.
La SSR est-elle réellement l’un des ciments de la Romandie? Quels sont les éléments qui nous lient et, à l’heure de la mondialisation des médias, des particularismes régionaux parviennent-ils à survivre? Le débat nous a donné envie de rechercher la part romande qui anime les coeurs genevois, vaudois, neuchâtelois, fribourgeois,valaisans, bernois ou jurassiens.
Avec une piste, peut-être, l’accueil de la diversité: là où nos voisins hexagonaux se crêpent le chignon pour savoir s’il est plus légitime de parler de «chocolatine» ou de «pain au chocolat», nous partageons avec bonheur un poussenion neuchâtelois en fin de séance ou le ressat vaudois pour remercier les bénévoles. À contrario, nous avons aussi en commun cette crainte de ne pas toujours être légitimes dans notre langue… Comme un doute, une éventualité de ne pas détenir la vérité. Un état d’esprit qui fait rudement du bien à l’heure où les relations internationales se radicalisent.

