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Euh, passe-moi le… machin

Conte
Notre dossier vous pousse à la réflexion: la rédaction vous propose une histoire pour les 8-12 ans à lire à vos (petits-)enfants, pour lancer le débat en famille.

Aujourd’hui, Mme Pétronille accueille un nouvel élève dans sa classe. Ils’appelle Théo. Ses parents ont trouvé du travail en Suisse et sont installés depuis peu dans le canton de Vaud. 
Théo et ses parents viennent de France. Quand il arrive dans la classe, Mme Pétronille lui indique sa place, où l’attendent ses fournitures scolaires: des fourres, des crayons, dont un gris, des stylos, un agenda. «En fin de journée, Théo, tu mettras dans ton sac tes  fourres et ton agenda. Je t’ai noté les devoirs pour la semaine. Il faudra réviser les livrets de 1 à 3. 
– Mais, maîtresse, j’ai déjà un cartable pour y ranger mes affaires. Il me faut un sac aussi? En plastique? Et l’agenda? Il y a déjà un rendez-vous prévu avec mes parents? Pour mon premier jour? J’ai une pochette sur ma table, mais c’est quoi, une fourre?» Théo est un peu perdu après les paroles de la maîtresse, tandis que certains de ses camarades se mettent à rire. «Un cartable? Pour y ranger quoi?

C’est tout plat…» lui dit alors Noémie. «Un cartable, c’est pour protéger la table quand on écrit. Mets tes affaires dans ton sac d’école.» Décidément, pour Théo, tout devient encore plus confus.
Il demande alors s’il doit apporter des affaires à la gym. «Et le gymnase, je ne l’ai pas encore vu en venant à l’école. Il faut du temps pour y aller quand on aura la gym?»  demandeThéo à la maîtresse.
Mme Pétronille regarde son nouvel élève avec des yeux ronds et réalise qu’il va avoir besoin d’un peu de temps pour comprendre le vocabulaire vaudois. «Il te faudra quelques années pour aller au gymnase mon petit, lui dit-elle en souriant. Le gymnase, c’est ce que vous appelez en France le lycée. Le lieu pour la gym s’appelle la salle de gym.»

Quelques instants plus tard, Mme Pétronille a prévu une dictée. «On prend sa gomme et son crayon gris, et on commence», dit-elle alors à ses élèves peu enthousiastes.
Théo ouvre alors sa boîte de crayons de couleur et sort celui de couleur grise.
Cécile, assise à côté de lui et comprenant l’embarras de son petit camarade,lui souffle: «Pas celui-ci, c’est un crayon de couleur! Celui-là plutôt, ça, c’est un crayon gris.– Ah, d’accord, le crayon de papier, qui écrit gris, comprend alors Théo. – Euh, oui, si tu veux», conclut Cécile.

La journée passe et Théo entre dans le rythme de la classe en se rendant compte que, décidément, il a pas mal de termes à apprendre. Il découvre que l’on dit le «fot» et non le «foot», que l’on fait des ACM, matière inconnue en France à l’école primaire, que les livrets sont ce qu’il connaît sous le nom de «table de multiplication» et que désormais ses parents rentreront parfois tard de leur travail, car ils devront aller en séance et non plus en réunion.

La Bible en contes
La conteuse Marie Ray racontera Pâques à travers les récits de l’Ancien et du Nouveau Testament, rendus accessibles aux enfants de 5 à 10 ans, le vendredi 27 mars, dès 16h15, à la cure de Genolier (VD).
Les narrations bibliques de la conteuse Isabelle Bovard sont pour leur part accessibles en tout temps sur www.histoires-a-nos-racines.ch. Six nouvelles histoires ont été ajoutées récemment.