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L’espérance, une joie qui grandit lorsqu’elle est partagée

Florian Schubert, Pasteur de la paroisse de Neuchâtel, référent de la Collégiale.
27 mars 2026
Certitude
Point de vue de Florian Schubert, Pasteur de la paroisse de Neuchâtel, référent de la Collégiale.

Pâques, le tombeau est vide et l’espérance renaît. Ce n’est pas une vague idée consolante, mais une certitude: nous savons que notre Rédempteur est vivant. Le Christ n’est pas resté prisonnier du tombeau. Cela signifie que nous ne sommes pas seuls face au mal, ni abandonnés dans nos angoisses. Jésus a traversé la souffrance, la solitude, l’injustice et la mort. Rien de ce que nous vivons ne lui est étranger. Et parce qu’il est vivant, sa présence nous précède et nous accompagne.

Cette espérance ne nous est pas tombée du ciel comme une idée abstraite. Elle nous a été transmise. Avant nous, des hommes et des femmes ont laissé le Christ ressuscité transformer leur existence. Leur foi n’était pas une théorie, mais une vie habitée. Dans leurs choix, leur courage, leur persévérance, ils et elles ont rendu visible le Vivant. Nous sommes les héritiers de cette chaîne vivante. Nous avons reçu un témoignage d’espérance, nous pouvons maintenant laisser nos vies s'en remplir puis le transmettre: l’espérance est une joie qui grandit lorsqu’elle est partagée.

Cette année, nous célébrons les 750 ans de la consécration de la Collégiale de Neuchâtel. Depuis des siècles, ses pierres accompagnent l’annonce du Christ ressuscité. Combien de générations y ont ri, pleuré et ont entendu la promesse de vie plus forte que la mort? Elle est annonce faite pierre. Et nous, humains, sommes appelés à devenir des annonces faites chair: des vies dans lesquelles l’espérance pascale prend corps, irradie, guérit et se transmet.