
L’Église protestante de Genève (EPG) révise sa Constitution
Plus de 70 articles pour la Constitution, un bon triple pour le règlement et les directives d’application : voilà la lecture qui attend le petit groupe de travail de l’EPG composé de Bernard Pagella, vice-président du Conseil du Consistoire, Michel Cibils, référent stratégique pour les dicastères 'Lieux d'Église' et 'Jeunesse', et Flore Deferne Kobel, membre de l’EPG.
Le travail a commencé en février. « Nous en sommes au stade du défrichage, ont expliqué Bernard Pagella et Michel Cibils. Notre méthode de travail est très pragmatique : nous relisons la Constitution article par article pour essayer de voir ce qui, aujourd'hui, pourrait être amélioré et allégé. Il y aura aussi un travail d’harmonisation à faire, entre la Constitution, le règlement et les directives d’application, pour assurer la cohérence dans la hiérarchie des textes. »
Plusieurs instances seront consultées durant ce travail, parmi lesquelles le conseil de la Compagnie des pasteurs et diacres, la commission des ministères et le secrétaire général. « Le cas échéant, nous reviendrons aussi vers le Consistoire, s'il y a des choses qui nous semblent nécessiter des débats intermédiaires », ont-ils ajouté. Le calendrier n’a pas encore été fixé, mais il s’agit d’une démarche de longue haleine, dont le résultat n’est pas attendu avant des mois.
Comme une lettre à la poste
La ratification des nouveaux statuts de la CER a été votée à l’unanimité plus tard dans la soirée. Les premiers statuts dataient de 1946, a souligné Bernard Pagella. Institution dotée d’un budget d’un peu plus de trois millions, la CER regroupe les délégués des six Églises réformées romandes et de la Conférence des Églises françaises de Suisse alémanique (CERFSA). Elle gère les Offices des médias, de la formation et des éditions pour l’ensemble de ces Églises.
En mars 2024, il avait été décidé de réaliser un rapport pour optimiser le fonctionnement de la CER. Ce rapport avait été présenté la même année, avec plusieurs variantes dont l’une a été privilégiée. De nouveaux statuts ont alors été élaborés sur cette base. Le modèle adopté présente plusieurs avantages. Tout d’abord, le nombre de délégués est réduit, ce qui facilitera la discussion et le travail commun. Ensuite, le nombre de séances de l’Assemblée générale passe de 3 à 6 par année, ce qui la rendra plus réactive. Enfin, la plateforme de stratégie générale au sein de laquelle les présidents des Églises se réunissaient régulièrement cessera ses activités, en faveur des nouvelles assemblées générales. Les nouveaux statuts devraient entrer en vigueur le 1er septembre 2026.



