
«Évangile», c’est Bonne Nouvelle. Elle veut s’incruster dans notre actualité d’ici-bas, la nôtre et celle de notre village planétaire. Or, dans ce même mot «Evangile» (euangelion, en grec) se trouve le mot «ange» (angelos). Les Écritures nous les présentent depuis la Genèse jusqu’à l’Apocalypse. Un jour, ces messagers et messagères de Dieu sont venus soulever deux familles dans leur destinée: celle de Zacharie et celle de Marie. Et à leur suite tant de familles au cours de tant de siècles... La vôtre? Hier peut-être? Ou aujourd’hui par hasard? Ou demain, qui sait? C’est l’infatigable et discrète présence d’un Dieu qui nous parle et nous guide par amour de tant de manières: l’avez-vous ressentie?
Prédication
Un ange qui soulève et transforme l’avenir, cela se peut-il ? (Matthieu 1-2 et Luc 1-3)
Dialogue de Zacharie et Elisabeth
Zacharie : Je m’appelle Zacharie, et je suis prêtre comme tous mes ancêtres depuis des siècles, de la lignée d’Aaron, le frère de Moïse. Aujourd’hui, sous l’occupation romaine et sous le joug du roi Hérode, c’est mon tour de servir Dieu au temple de Jérusalem.
Mon épouse c’est Elisabeth, elle aussi de la lignée du grand-prêtre Aaron. A ce moment-là, c’est la Grande dame de Jérusalem. Tous les deux, nous avons fidèlement et toujours pratiqué la Torah de notre Seigneur, Adonaï, Béni-soit-son-nom.
Elisabeth : Oui, je suis aux côtés de mon Zacharie depuis tant d’années. Aujourd’hui, nous sommes si vieux. En tout cas, moi, Elisabeth, j’ai cessé d’avoir ce qu’ont les femmes et c’est fini pour moi, je ne pourrai plus avoir d’enfant. C’est un immense chagrin et une honte. Mes amies me montrent du doigt, moi fille de Jérusalem, une stérile incapable ! C’est vraiment injuste, c’est trop cruel !
Car nous avons toujours été justes et fidèles à notre mission, Zacharie et moi… Je n’arrive pas à comprendre pourquoi Adonaï, Béni-soit-son-nom, nous traite si durement.
Zacharie : L’autre jour, alors que j’accomplissais mon service, quelqu’un était là, à côté de moi, et cela ne se pouvait pas. C’est un lieu si sacré du grand temple, c’est « le saint des saints », où personne n’a le droit de pénétrer sauf le prêtre en service.
Je pratiquais l’offrande rituelle de l’encens, ce parfum qui monte comme une prière pour la joie du Seigneur. Cet être étrange était là, avec son visage de lumière, ni homme, ni femme…
Elisabeth : Moi, Elisabeth, comme tous les autres, j’attendais dehors, avec la foule en prières. Il faut savoir que, chaque année, sur l’autel des parfums, le sang d’un animal sanctifié est versé. C’est pour que nous soyons, chacune, chacun, sauvés du mal et du malheur d’avoir été injuste et infidèle face à Dieu. Mais ce jour-là, c’était une simple offrande !
Zacharie : Dans ce face à face mystérieux, je la sentais bien, cette rare puissance de l’instant. Mais c’était irréel, si inconcevable et même absurde. L’ange disait :
« Zacharie, bon et fidèle serviteur, Dieu a entendu votre prière pour un fils.
Ecoute Zacharie, parole du Seigneur, Elisabeth te donnera un fils. Tu l’appelleras Jean ».
Cette seule phrase a retourné toute notre vie, ça l’a comme soulevée vers un autrement que je n’aurais jamais pu imaginer même dans mes rêves les plus fous. C’était trop bouleversant, impossible à entendre, impossible à vivre !
Elisabeth : Zacharie a posé la question de trop : « Mais comment cela peut-il se faire ?
Car je suis vieux et ma femme aussi est âgée ! »
Alors l’ange s’est comme fâché. Il lui a dit qu’il était en personne l’ange Gabriel, l’ange du Seigneur ! Et nous savions bien ce que cela signifie, « Gabriel »… c’était « l’ange des bonnes nouvelles » ! Et l’ange lui a dit que, puisqu’il n’avait pas cru la Parole du Seigneur, il serait privé de parole.
Zacharie : Muet, je suis devenu muet ! Dehors, la foule ne comprenait pas pourquoi j’étais resté si longtemps dans le saint des saints. De fait, quand je suis sorti du temple, je ne pouvais plus parler, ni expliquer. Il y a eu un grand silence. Une telle stupéfaction et une telle consternation, c’était si bouleversant. J’ai réalisé alors que, sans parole, la prêtrise c’était fini pour moi. Nous sommes rentrés chez nous, avec Elisabeth.
Elisabeth : Je l’avoue, quand je suis devenue enceinte, j’ai d’abord très mal réagi et je me suis cachée pendant les cinq premiers mois de ma grossesse. Mais je me disais :
« Voilà ce que le Seigneur, Béni-soit-son-nom, a fait pour moi : il a bien voulu me délivrer maintenant de ce qui faisait ma honte devant tout le monde ! » Puis nous avons reçu la visite de notre cousine, Marie de Joseph. Elle vous racontera elle-même ce moment béni entre tous. Enfin le temps s’est accompli et le jour de la naissance est arrivé : un fils nous était né ! L’impossible était devenu possible ! Nos voisines et nos amis étaient si joyeux ! Quel bonheur !
Zacharie : Lorsque, nous avons présenté notre fils âgé d’une semaine à la circoncision, Elisabeth a été d’un courage et d’une audace incroyables. Son nom devait être Zacharie, de l’avis de tous et comme il se devait. Mais sa mère a bravé la tradition : « Non, il s’appellera Jean ! » a-t-elle dit simplement. Irrités, ils m’ont demandé par gestes :
« Que dis-tu, toi le père ? »
J’ai pris une tablette, j’ai écrit : Jean est son nom !
Elisabeth : Quel instant suspendu et béni ! A la stupéfaction générale de cette réponse a succédé un vrai miracle : Zacharie parlait ! Et ils se disaient tous : « Mais qui est ce petit enfant, que deviendra-t-il ? »
Vraiment rempli d’Esprit Saint, mon Zacharie, il ne cessait plus de louer Dieu à voix la plus haute possible !!... Benedictus, prophétie de Zacharie (Evangile de Luc 1,68-79)
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Méditation : Zacharie et Elisabeth, attendre un enfant ensemble
Neuf mois, il a fallu neuf mois pour accueillir l’impossible qui prenait chair au ventre d’Elisabeth.
Neuf mois pour enfin sortir du coffre-fort de la honte qui enferme notre vie à double-tour, et on a perdu le code…
Neuf mois pour laisser ensemble un enfant envoyé par Dieu transformer leur vie par une nouvelle compréhension des choses, des êtres et de Dieu lui-même.
Une parole d’ange, une visite improbable auront suffi à soulever leur vie pour l’emmener ailleurs, en un retournement si profond, une conversion radicale. Une mère attendait l’enfant, et un père évoluait à ses côtés, en silence forcé, pour accueillir lentement cet enfant de l’impossible, cet enfant donné par Dieu et voué à un destin qui les dépassait.
A la naissance du petit, quand ils l’ont tenu dans leurs bras, ils ont compris le message de l’ange et combien l’amour, oui, combien l’Amour de Dieu avait fécondé le leur.
Après de longues années de chagrin et au cours de cette lente gestation d’un fils, leurs vies fragiles et rassasiées de jours en ont été investies d’une énergie ouvrant un nouvel avenir.
Si l’ange le leur avait dit, ils ne l’auraient pas cru, ce n’est pas si simple de devenir parents, heureusement ça s’apprend petit à petit, et au fur et à mesure !
Zacharie et Elisabeth ont fait comme l’ange avait dit et ils ont respecté le rite des naissances. Ce qu’ils ne savaient pas, c’est que, dès son premier cri, cet enfant a commencé d’aplanir les chemins du Seigneur.
C’est lui, Jean, qui crierait plus tard dans le désert, lui qui s’effacerait devant plus grand que lui. Lui qui soulèverait l’intelligence des foules comme l’ange Gabriel l’avait fait pour ses parents. Lui, Jean, le Baptiste !
L’ange Gabriel a parlé, l’enfant est né. Oui.
Mais sa mission était loin d’être terminée.
Un autre projet l’attendait, et non des moindres…
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Dialogue de Marie et Joseph
Marie : Je m’appelle Marie, Marie de Nazareth en Galilée. Je suis une jeune fille comme les autres, et selon nos coutumes, j’ai été fiancée à un certain Joseph de Bethléem, qui est de la descendance de David…
Dans ses ancêtres, il y a eu quatre femmes : Tamar, Rahab, Ruth et Bethsabée. Je pense souvent à elles, je les admire pour leur audace et leur courage ancrés dans leur foi exceptionnelle. Elles sont reconnues pour cela.
Joseph : Oui, moi, Joseph, et bien que je sois plus âgé qu’elle, je suis cet homme promis à Marie. Nous aurons des enfants, peut-être un nazir, consacré à Dieu pour son service, comme toute famille le souhaite secrètement au pays du Jourdain,
Marie : Un jour, quelqu’un que je ne connaissais pas est entré dans ma maison. C’était terrible, car une jeune fille ne peut pas recevoir de pareilles visites ! Les conséquences d’un tel événement sont terrifiantes. Mais avant que je puisse le chasser, cet être lumineux et étrange a parlé : « N’aie pas peur Marie, je suis un messager du Seigneur,
je suis l’ange Gabriel, et je t’annonce une bonne nouvelle : tu auras bientôt un fils que tu nommeras JeShouah. Il sera grand et on l’appellera « le Fils du Dieu Très-Haut » …
J’étais saisie de stupeur, mais l’ange m’a assuré que, pour Dieu, rien n’était impossible, et que j’allais être enceinte par le souffle saint, et que je porterais en moi le Fils de Dieu.
Joseph : Quand j’ai appris que Marie était tombée enceinte, l’univers s’est écroulé autour de moi. Si cela se savait, elle serait condamnée et exécutée sans autre forme de procès par lapidation. En tout honneur, je devais la répudier. Mais je ne pouvais pas faire ça…
Marie : Pour me convaincre, l’ange m’a proposé d’aller voir Elisabeth de Zacharie à Jérusalem. Il affirmait que, malgré sa vieillesse, elle en était à son 5ème mois de grossesse ! Alors je suis partie à Jérusalem.
Joseph : Sous le choc, j’étais tellement déçu par Marie et aussi tellement triste. En fait, j’étais complètement anéanti ; je pensais que je pourrais la répudier en secret, pour qu’elle ne soit pas lapidée et tuée avec son enfant, même s’il était d’un autre que moi.
Or j’ai fait un rêve étrange. Un ange me visitait, comme Marie l’avait dit pour sa défense. Et il me conseillait de garder Marie, de la protéger, et que l’enfant qu’elle portait allait accomplir une grande mission. Et qu’il faudrait le nommer Je-Shouah, Dieu sauve, et aussi Immanou-El, Dieu avec nous..
Marie : A Jérusalem, Elisabeth m’a ouvert sa porte et son cœur, en poussant un grand cri. Elle disait que son petit avait bougé en son ventre et que l’enfant que je portais était donc béni plus que tout autre et qu’il accomplirait de grandes choses au nom du Seigneur !… Quand je suis rentrée, Joseph m’attendait, il m’a épousée pour de vrai, et nous avons commencé cette étrange aventure au nom du Seigneur. Hélas, quand nous étions à quelques temps de la naissance, nous avons dû nous rendre à Bethléem pour le recensement au nom de l’empereur romain.
Joseph : Ce voyage était vraiment terrible, difficile, dangereux, et Marie risquait d’accoucher à tout moment. Nous avons fini par échouer dans une étable, il n’y avait de place nulle part pour nous dans ma ville d’origine, Bethléem. Et Jésus est né, là, dans cet endroit aussi improbable que sommaire. Pourtant il y avait une telle joie, autant que celle de Zacharie et Elisabeth, qu’ils nous avaient racontée à la naissance de leur fils.
Marie : Et comment ils ont su, les bergers, que ce petit enfant était né, et qu’il aurait une destinée extraordinaire ?… Ils disaient que des anges avaient chanté dans le ciel. Et ils s’étaient mis en marche, malgré tous les doutes qu’ils auraient pu avoir.
Et des mages d’Orient sont arrivés plus tard après un long voyage, ceux qui savent lire les étoiles. Ils ont trouvé l’enfant, ils lui ont donné des cadeaux étranges… De l’encens, ça m’a fait penser aux parfums des prêtres. De l’or, ça m’a fait penser aux palais des rois. De la myrrhe, ça m’a fait penser à l’embaumement des morts. Ces cadeaux m’ont fait une drôle d’impression…
Et soudain les nouvelles sont devenues très mauvaises. Le roi Hérode, connu pour sa cruauté, était en train de faire tuer tous les fils premiers-nés du pays… « Il fallait s’enfuir, et vite », a dit l’ange apparu à Joseph !
Et tandis que nous marchions vers le pays des pharaons tous les trois, je pensais à Elisabeth, et à son bébé… Avaient-ils pu échapper au massacre ?! Tout cela était si horrible !
Joseph : Mais avant de nous enfuir, nous avons pu encore pu présenter Jésus au temple de Jérusalem, la ville de David tout près de Bethléem. Il y avait là un homme et une femme très âgés. Siméon qui attendait un sauveur, et Anne la prophétesse.
Tous deux ont manifesté une telle joie en voyant notre fils. Ils nous ont parlé de son destin et qu’une épée nous transpercerait le cœur. Anne a prié pour notre fils et Siméon a chanté des paroles si touchantes, je les repasse dans mon cœur, je ne les oublierai jamais. Nous avons passé quelques temps comme immigrés en Egypte. Un jour, l’ange qui nous avait dit de partir m’est apparu de nouveau. Nous pouvions rentrer à Nazareth. Mais il fallait éviter la contrée de Jérusalem à cause du nouveau roi Archélaos… Alors nous sommes rentrés à Nazareth.
Marie : Quand Jésus a eu douze ans, nous sommes allés avec d’autres familles à la fête de Jérusalem… Et, je l’avoue, sur le chemin nous avons perdu Jésus… Nous l’avons cherché partout. Lorsque nous l’avons retrouvé au temple, il nous a fait savoir qu’il était aux affaires de son père. Nous sommes rentrés, mais j’avais un terrible pressentiment.
Joseph : A Nazareth, nous avons élevé notre fils le mieux possible. Je lui ai transmis mon métier de charpentier, et lui, il se rendait souvent dans les lieux des autorités religieuses… Ou encore il s’intéressait aux petites gens. Parfois il avait des jugements très sévères et il traitait certaines personnes d’hypocrites ou de lâches, c’était vraiment gênant !Lorsqu’il a eu trente ans, Jésus nous a quittés pour suivre son chemin. Nous avons entendu dire qu’au désert, il avait retrouvé Jean qui avait donc échappé au massacre d’Hérode. Il était devenu prophète, il appelait des foules à se convertir, et il baptisait les gens qui le lui demandaient. On nous disait que Jean l’a baptisé au Jourdain… et que quelque chose de phénoménal se serait produit lorsqu’il est sorti de la rivière : le ciel se serait comme ouvert, et l’Esprit-Saint comme une colombe serait descendu sur lui, et une voix céleste aurait dit : « Celui-ci est mon fils bien-aimé, en lui j’ai mis toute ma joie ! »
Marie : Cela m’a rappelé étrangement des paroles qui étaient montées de mon cœur lorsqu’autrefois j’ai rencontré Elisabeth… Magnificat, paroles de Marie (Luc 1, 46-55)
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Méditation : Marie et Joseph, une longue aventure de la foi
Après la famille de Zacharie et Elisabeth, l’ange Gabriel a soulevé la famille de Marie et Joseph pour les tourner vers un avenir à taille d’univers, et à taille de millénaires.
L’Histoire de l’humanité avec un grand H a commencé comme une naissance de n’importe quel petit d’humain, discrètement, lentement, si fragile et pourtant puissante de l’énergie phénoménale de la vie.
Ces paroles des anges dans ce récit viennent rencontrer des êtres humbles, mais appelés à répondre Oui au Oui de Dieu. Car l’ange-messager de Dieu leur apporte une proposition. A vrai-dire incontournable semble-t-il ! Mais Marie avec Joseph, comme Zacharie avec Elisabeth, ils ont une réponse à donner : « Oui j’accepte ». « Non je ne veux pas… ou je ne peux pas ! » Que répondre devant le sacré, quand un ailleurs plus grand que nous vient nous rejoindre pour accomplir, par notre destinée, une réalité qui nous dépasse largement.
Il y a eu L’ange Gabriel mais d’autres aussi, au cours des trois premiers chapitres des Evangiles selon Matthieu et selon Luc. On les appelle « l’ange du Seigneur ». Tour à tour, l’un avertit Joseph de protéger Marie et d’élever l’enfant. Un ange du Seigneur avertit les mages d’éviter Jérusalem le palais du roi Hérode.
Un autre enjoint Joseph de s’enfuir en Egypte pour échapper au massacre. Et un autre, plus tard, lui indiquera de de revenir au pays, mais en évitant eux aussi la Judée.
Il y a aussi cette chorale d’anges qui accompagne les paroles d’un ange du Seigneur aux bergers dans la campagne… Elle surgit et le ciel s’illumine de leurs louanges.
Mais le saviez-vous ? Le diable lui-même croit aux anges de Dieu ! La preuve, c’est au désert, où ce fourbe si malin tente Jésus pour la 3e fois, en lui proposant de se jeter tranquillement du toit du temple car il est écrit que les anges le porteront de leurs mains ! ! Mais Jésus a dit : Non ! Et le diable s’est retiré vaincu… pour le moment.
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Méditation pour aujourd’hui
Ce domaine des anges, c’est une réalité immense qui nous dépasse, nous l’effleurons à peine aujourd’hui. Rien que dans la Bible, les anges sont en mission depuis la Genèse jusqu’à l’Apocalypse. Il y a les archanges, dont le nom est la fonction : Rapha-El, Dieu guérit ; Micha-El, Qui est comme Dieu face au dragon de l’Apocalypse (12, 7-9); Gabri-El, Dieu est ma force, cette force pour sauver des naissances en danger.
Il y a les « anges du Seigneur » sans prénom, aux fonctions multiples : pour sauver d’un danger ; pour prévenir d’un événement exceptionnel ; pour monter la garde à nos côtés ; pour éclairer, protéger, consoler et bien plus encore. Et comme le précise l’origine du mot, l’ange c’est un messager, une messagère de Dieu Tout-Autre que nous et qui se veut pourtant si proche de nous.
Dans la musique lyrique, les anges tiennent une grande place, pour ne citer qu’un exemple de leur présence dans les arts… Ainsi Georg-Friedrich Haendel, qui n’hésite pas à les mettre en scène dans plusieurs oratorios tels les 3 airs que notre organiste, Tigran Stambultsyan, a choisis pour nous : Laissez les lumineux séraphins faire sonner leurs trompettes d’ange ; Anges gardiens protégez-moi ! ou Anges brillants e, prenez-moi sous votre aile.
Avec Mathéo et Scarlett, nous avons fait un petit sondage avec cette question : A votre avis, aujourd’hui, les anges, est-ce que ça existe ? On dirait que la réponse est OUI !
- Ce sont des êtres de bonté et de gentillesse et ça représente une lumière qui te guide.
- Les anges, c’est masculin et féminin ; c’est n’importe lequel ou laquelle d’entre nous. Il y en a plein ici (discussion au théâtre !). Ça transmet un message sous une forme ou une autre. C’est bizarre, mais c’est dans la vie réelle.
- On entend aussi parler aujourd’hui des White Hat hackers, certains les surnommentanges des systèmes informatiques. Virtuoses et devenus vertueux, ils protègent des victimes de hacking frauduleux, et sont engagés par des entreprises vulnérables et certaines polices.
Alors maintenant, que dire, que penser ? Et si la bonne nouvelle de Noël, c’était que des anges, messagers de Dieu, montent la garde près de nous, à nous accompagner discrètement, subtilement, à nous aider, nous secourir, nous guérir, nous guider, nous protéger, nous donner la force d’être actifs et solidaires dans un monde parfois si cruel des mauvaises nouvelles… ? Pour nous aider à reconnaître un ange, quelques conseils glanés lors de notre recherche :
- Les anges nous ouvrent des portes que nous ne voyons pas.
- Les anges murmurent au cœur de qui sait faire silence.
- Les anges parlent par le souffle du vent.
Sur votre chemin de l’Avent, je vous souhaite ce cadeau d’un ange du Seigneur qui vienne vous parler d’amour par le souffle du vent, par le Souffle de Dieu ? Par le désir brûlant de votre cœur qui saura faire silence pour l’accueillir, ce murmure d’amour divin. Et ça pourrait bien changer quelque chose à votre avenir, à votre vie !

