
QUAND LES MOTS MANQUENT…
Ça vous est arrivé aussi? Une banale discussion,on prend des nouvelles. Là, inévitablement, s’invite «le contexte». Au moment même où l’on parle, des drones circulent, des bombes pleuvent, encore dix morts au Liban ce matin, l’Ukraine que l’on a presque oubliée – sans parler des conflits «silencieux» –, et déjà Donald Trump qui lance une nouvelle croisade… Très vite, ça tourne court, les mots manquent. On se tait, gêne, yeux au ciel. Dépit, impuissance, désespoir.
Et pourtant, parmi vous, chères lectrices, chers lecteurs, il y a des gens qui prient pour la paix, comme ailleurs en Suisse romande, en Europe et dans le monde.
Parler d’espérance nous a semblé difficile, presque indécent vis-à-vis de celles et ceux qui traversent en ce moment même la perte, l’absence absolue de sens. Alors, nous avons voulu mettre l’accent sur les femmes et les hommes qui l’incarnent, la construisent jour après jour par leurs actes à Beyrouth, Mossoul, Louvain-la-Neuve, ou ici, comme vous le découvrirez dans notre dossier – pour lequel les choix ont été ardus tant les exemples sont nombreux! Leurs actions débordent de sens... Comme le quotidien de nombreuses personnes que l’on découvre souvent rempli de liens et d’amour quand la conversation peut surmonter l’absurdité de la géopolitique actuelle.
Si les catastrophes pleuvent, «les bonnes nouvelles nous prendront par surprise», assure Agnès Desarthe (La Grande Librairie, mars 2026)… à l’image de la résurrection du Christ.
Toute la rédaction vous souhaite des fêtes de Pâques emplies de vie et de joie.



