
« Un rituel peut offrir un appui précieux »
Un prénom prononcé, une bougie allumée, une prière partagée. Lors des cultes du souvenir, les personnes décédées au cours de l’année trouvent une place au coeur de la célébration. Les familles endeuillées, invitées par courrier, peuvent ainsi se retrouver pour faire mémoire de leurs proches. «A Blonay–Saint-Légier, le culte reste ordinaire par bien des aspects, explique Isabelle Reust-Bovard, animatrice d’église à Blonay–Saint-Légier. Un rituel vient toutefois lui donner une dimension particulière: des bougies sont préparées, chacune portant une étiquette au nom d’une personne décédée. Pendant la célébration, les familles sont invitées à venir les déposer. Les noms sont prononcés et une prière accompagne ce moment.»
Le deuil prend son temps
«Un deuil, c’est long, plusieurs années, rappelle Isabelle Reust-Bovard. Même un an après la perte d’un proche, un rituel peut offrir un appui précieux: un moment pour exprimer quelque chose, marquer une étape et avancer dans la vie.» Elle se souvient du récit d’un pasteur auquel une famille avait demandé une cérémonie cinq ans après un décès. Aucun service funèbre n’avait été célébré à l’époque et, des années plus tard, ces personnes ressentaient encore le besoin de se réunir pour faire leurs adieux. Elles n’arrivaient pas à tourner la page. Une histoire qui souligne combien le besoin d’un geste, de paroles et d’un temps partagé peut surgir bien après la disparition. Pour le pasteur de Clarens, Vincent Demaurex, ces célébrations répondent également à un besoin. Après le culte, de nombreuses personnes lui disent combien ce moment leur a fait du bien. Ce qui les touche, c’est la place laissée au deuil et à l’émotion, dans une société où il faudrait souvent aller mieux rapidement. «On a le droit d’être en vérité devant Dieu.»
Se retrouver dans la communion
Le moment qui compte particulièrement pour Vincent Demaurex est celui de la sainte cène. Après avoir nommé les personnes décédées, il invite toute l’assemblée à se rassembler en cercle autour des bougies pour recevoir la communion. «C’est un geste symbolique fort, qui exprime la conviction que l’amour du Christ nous maintient en communion.» Pour Vincent Demaurex, novembre se prête particulièrement à ce temps de souvenir: la lumière diminue, la nature entre en repos et, autour de la Toussaint et d’Halloween, la mort est présente dans les traditions. «Tout cela me semble pertinent: on accompagne les gens dans ce qu’ils vivent.»
Les rendez-vous dans la Région
- Montreux–Veytaux: le 31 octobre, à 14h, au jardin du souvenir de la chapelle de Caux.
- Corsier-Corseaux: le 1er novembre, à 17h, au temple.
- Clarens: le 15 novembre, à 10h15, au temple.
- Blonay–Saint-Légier et La Tour-de-
- Peilz: le 22 novembre, à 10h, à la
- Chiésaz Saint-Légier.
- Pays-d’Enhaut: le 22 novembre, à 10h, à Rougemont.
- Chardonne-Jongny: le 22 novembre, à 10h, au temple de Chardonne.





