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Natalia Sevruk
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La skyline de Zurich avec l'emblématique église Grossmünster au lever du soleil
Natalia Sevruk

L’Église réformée zurichoise dit «oui» à une politique climatique plus exigeante

Par ref.ch | Heimito Nollé (tradui et adapté par Laurence Villoz)
29 septembre 2026
 
2 min de lecture
À 52,7%, les réformés du canton de Zurich ont accepté des objectifs climatiques pour leur Église plus strictes que ceux du Canton. Une victoire de justesse obtenue lors des votations de dimanche 27 septembre.

Les électrices et électeurs réformés du canton de Zurich ont accepté la contre-proposition à «l’initiative de la Création», à hauteur de 52,7%. Cela signifie que l’Église réformée zurichoise se fixe des objectifs climatiques plus stricts que le Canton. Par exemple, les bâtiments appartenant à l’Église, temples compris, devront atteindre la neutralité carbone d’ici 2035, contre 2050 pour le Canton. Une base juridique pour un système de gestion environnementale dans les paroisses est en cours de création. D’ailleurs, l’obtention du label environnemental «Coq vert» deviendra obligatoire. De plus, les questions écologiques seront davantage intégrées dans la formation, les actions et les valeurs de l’Église.

Des réactions mitigées

Le Conseil synodal (exécutif) de l'Église réformée salue ce résultat. Cette décision ancre de manière contraignante la responsabilité de la sauvegarde de la création dans le règlement ecclésiastique. Tobias Adam, du Comité d’initiative, souligne que ce «oui» envoie un signal fort. «Face à l’aggravation de la crise climatique mondiale, ce vote est porteur d’espoir».

De son côté, le comité du «non» craint que la priorité accordée à la protection du climat se fasse au détriment de tâches essentielles de l’Église telles que l’évangélisation et la diaconie.

Une forte participation

La forte participation de 40, 6%, soit environ 115’000 électrices et électeurs réformés a surpris tout le monde. Si Simone Schädler, du comité du «non», espérait un taux de 30 %, Tobias Adam avait affirmé, avant le vote, qu’il serait déjà satisfait par une participation de plus de 20 %.

Le fait que les attentes des deux camps aient été dépassées montre deux réalités: l’Église a un rôle à jouer dans la protection du climat et la consultation populaire est un outil qui a largement sa place en milieu ecclésial.

Par ailleurs, l’analyse des résultats révèle également un clivage entre les villes et la campagne. Les villes de Zurich et de Winterthur ont voté plus largement «oui», avec respectivement 70% et 62 % d’approbation. Sans les votes de la capitale cantonale, la proposition aurait été refusée, cela montre à quel point le résultat était serré.