
Dans les coulisses du journal Réformés
Ils ont pour point commun d’être passionnés par leur profession et d’apprécier la possibilité qu’elle leur offre de s’enrichir en rencontrant toutes sortes de gens. Camille Andres, Anne Buloz, Joël Burri, Khadija Froidevaux et Nathalie Ogi sont au cœur de la rédaction du journal Réformés. Mais qui se cache derrière ces noms ? Portraits brossés en quelques lignes.
Camille Andres
Journaliste formée à Strasbourg et à Paris, Camille dirige le Festival documentaire Prix Farel. Elle est d’origine alsacienne et se définit comme protestante luthérienne. Au sein de la rédaction, elle s’occupe des pages vaudoises, ainsi que de plusieurs autres rubriques (Livres, Recherche et Solidarité). Elle gère également les dossiers. Ce qui la passionne ? « C’est de rencontrer toutes sortes de personnes, de pouvoir mieux comprendre le monde en s’ouvrant à différents points de vue, de réaliser des reportages et de découvrir les coulisses de l'actualité. » La chose la plus mémorable qu’elle ait faite pour le journal ? De son point de vue, c’est le hors-série « Dieu, la nature et nous », un dossier qui explore et interroge les spiritualités écologiques protestantes. « Ce travail m’a beaucoup fait progresser personnellement », dit-elle.
Anne Buloz
Originaire de Genève, Anne a travaillé durant plusieurs années en tant que journaliste pour la Vie protestante Genève, avant de rejoindre l’équipe de Réformés dès le 4e numéro, en mars 2017. Au sein de la rédaction, elle a tout d’abord été responsable du cahier Genève, avant de passer cheffe d’édition et de prendre en charge le cahier Neuchâtel. « J’aime découvrir de nouvelles choses et rencontrer de nouvelles personnes ; c’est pour moi tout l’intérêt du métier de journaliste », confie cette passionnée qui apprécie de pouvoir varier les genres : portraits, interviews, enquêtes, informations brèves… Ce qui lui plaît particulièrement ? C’est d’avoir la possibilité d’apporter un regard différent sur les thématiques actuelles, avec une certaine éthique. Et surtout : « La liberté éditoriale et rédactionnelle qui nous est donnée pour exercer notre métier est très précieuse. L’ensemble de l’équipe tire à la même corde, c’est très agréable. »
Joël Burri
Journaliste depuis presque vingt ans, formé en tant que localier, Joël est actuellement en train de préparer un diplôme fédéral en web project management, parce qu’il est convaincu que « le journalisme d’aujourd'hui manque clairement de modèles économiques ». Au sein de la rédaction, ses tâches sont très, très larges : écriture, traitement des pages, participation à de nombreuses séances où l’on parle de stratégie ou de gestion de crise… Par ailleurs, Joël représente le journal pour différentes institutions. Ce qui le passionne dans son métier ? C’est en premier lieu de pouvoir faire des rencontres : « J’ai toujours vécu le journalisme protestant comme un travail de localier, c'est-à-dire qu’il y a des institutions, des décideurs, et en même temps tu es en contact avec toutes sortes de gens qui font des choses formidables et qui méritent d’être mis en valeur. »
Depuis sa nomination au poste de rédacteur en chef en 2019, Joël s’émerveille encore de voir le journal sortir de presse : « Pour moi, chaque édition relève du miracle, parce que le journal paraît en 14 éditions différentes, avec des moyens limités. Et puis, j'ai de petites fiertés, quand des personnes qui n'ont aucun lien avec l'Église me disent qu’un article les a touchés. »
Khadija Froidevaux
Après une jeunesse passée à Paris, Khadija s’est installée en Suisse où elle a obtenu un diplômé en journalisme de l'Université de Fribourg. Au sein de la rédaction, elle est responsable des pages régionales Berne-Jura et contribue aux articles du cahier commun à toutes les régions. Ce qui la passionne ? « J'aime chercher des idées d’article qui naissent d'une observation fine de la société et de ce qui la traverse, puis définir un angle, enquêter, proposer des idées... Et il y a la richesse de l'équipe, où chacun apporte sa sensibilité. » Plusieurs sujets l’ont profondément marquée : les droits de l'enfant, la colonisation, la fin des subsides de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). « Mais le plus incroyable, c'est d'être encore là après ces dix années, avec la même envie d'écrire pour un magazine unique en son genre dans le paysage médiatique suisse. »
Nathalie Ogi
Licenciée en lettres et ancienne correspondante de l'agence de presse internationale Associated Press, Nathalie travaille en tant que journaliste pour Réformés depuis 2022. Au sein de la rédaction, elle est notamment responsable du cahier « Genève » et de l’édition des pages vaudoises. Ce qui la passionne dans son travail pour Réformés ? « C'est de faire des rencontres et de restituer les positions diverses et les enjeux présents dans le monde protestant. Un univers riche en personnalités, en cultures, et qui joue encore un rôle social souvent méconnu, mais très important dans notre société. » Nathalie reçoit beaucoup de retours positifs de lecteurs qui la confortent dans le sentiment que ce journal répond à un besoin. « Il s'agit souvent de personnes distancées de l'Église, mais qui apprécient le fait que ce mensuel traite des questions de société et spirituelles. Ils disent aimer son ouverture et son sérieux. Je pense que ce journal répond à des questions qui ne sont pas traitées ailleurs dans la presse. »
Réformés en bref
« Soucieux des particularités régionales romandes, ce mensuel présente un regard protestant ouvert aux enjeux contemporains », lit-on sur le site officiel du journal Réformés. Lancé à la fin octobre 2026 – en même temps que l’année de manifestation pour le jubilé des 500 ans de la Réforme protestante –, le magazine a remplacé diverses publications cantonales en unissant les Églises réformées de quatre cantons romands (Vaud, Neuchâtel, Genève et le Jura), plus le Jura bernois.





