
S’adapter passe par la spiritualité
Des troupeaux de vaches descendus plus tôt de nos alpages faute de pâture aux incendies qui ont ravagé plusieurs territoires européens, l’eau s’est retrouvée au centre de toutes les attentions cet été. Un rapport de l’ONU estimait en juin que l’intelligence artificielle allait faire doubler la consommation d’énergie et d’eau des centres de données d’ici 2030, menaçant les ressources naturelles de milliards de personnes.
Jeff Bezos propose quelques jours plus tard sa solution: installer des centres de données dans l’espace. Il ajoute même rêver qu’à long terme «toutes les industries polluantes puissent être implantées loin de la Terre».
Même vision chez Elon Musk, qui introduisit au même moment SpaceX en bourse, promettant de lancer des milliers de satellites et de centres de données en orbite.
Face à une planète dont l’habitabilité se réduit – pollutions, épuisement des ressources, conséquences du réchauffement –, ces solutions parraissent lointaines, voire illusoires. Car nous avons tous•tes expérimenté cet été combien désormais s’adapter à ces transformations est devenu notre quotidien. Il va dorénavant falloir composer avec ce mode «survie». Comment continuer à désirer un avenir sur une planète de moins en moins habitable? Comment trouver l’énergie pour réparer des écosystèmes, transformer en profondeur nos habitats et modes de vie? La réponse est financière, politique, technique et en partie spirituelle: se relier à une nature abîmée, repenser son lien aux vivants et au vivant. Y compris quand celui-ci est détruit.





